L’atelier de Maindis conçoit et façonne des jarres en terre cuite destinées aux jardins. Réalisées comme des pièces uniques, elles naissent d’une collaboration étroite entre l’atelier, les architectes paysagistes et les clients, afin de créer des œuvres originales s’intégrant pleinement dans la démarche et l’esthétique du projet.
La spécificité de ce travail réside dans la proposition d’une naturalisation progressive des œuvres, au-delà du processus créatif initial. Ces transformations inattendues — changements de couleur, altérations dues aux intempéries, colonisation par les végétaux ou les insectes — témoignent d’un dialogue vivant entre la matière et son environnement.Les pièces évoluent ainsi jusqu’à se fondre dans le paysage. Des niches, ombrages et réserves d’eau sont aménagés pour favoriser ces métamorphoses.En acceptant ce retour à la terre, le but est de replacer l’humain parmi les autres vivants. Ces sanctuaires* en terre cuite, disséminés dans le paysage, deviennent des repères visuels invitant à la contemplation et à l’éveil. Ils se transforment en objets d’intercession, établissant un lien sensible et profond avec le vivant.
*« Espace respecté, protégé, en anglais Sanctuary, a une double acceptation : à la fois lieu sacré (autel, mausolée, chapelle, châsse, reliquagvire) et réserve naturelle. » — herman de vries
*« Espace respecté, protégé, en anglais Sanctuary, a une double acceptation : à la fois lieu sacré (autel, mausolée, chapelle, châsse, reliquaire) et réserve naturelle. » — herman de vries
En puisant dans les formes traditionnelles des jarres, l’atelier revisite un savoir-faire ancien tout en y intégrant de nouvelles fonctions à travers des structures modulaires et géométriques.Les dessins et esquisses orientent le choix des formes en lien avec les spécificités du projet. Des maquettes en terre cuite d’environ 30 cm permettent une première projection des volumes dans l’espace et d’effectuer les ajustements nécessaires avant la réalisation finale. Les matériaux utilisés — notamment la pierre et l’argile — soulignent à la fois la durabilité et la fragilité des éléments. Les couleurs naturelles, jouant sur les contrastes entre le blanc et le rouge brique, accentuent la simplicité brute de la matière tout en s’intégrant harmonieusement dans le paysage.Les pièces sont principalement tournées à la main, avec des terres non gélives riches en chamotte, pour leur résistance thermique et mécanique.
Dans mon travail, la main n’est pas seulement un instrument : elle explore, tâtonne, dialogue avec la terre.William Morris, dans le mouvement Arts & Crafts, affirmait que « l’art est l’expression de la joie de l’homme dans son travail ». Il y voyait une alliance entre le geste et la pensée. Cette conception rejoint ce que l’on nomme aujourd’hui l’intelligence de la main : un savoir incarné, à la fois sensible et réfléchi, où la matière guide la création autant qu’elle est façonnée par elle. Dans cette forme de pensée charnelle, la main apprend en faisant. La répétition du geste devient un espace de liberté, non de contrainte. Dans l’atelier, cette intelligence silencieuse se manifeste par des décisions intuitives, des ajustements imperceptibles, des équilibres fragiles.Ainsi, la main pense en touchant. C’est dans cet esprit que mes jarres prennent forme : comme un prolongement du vivant, où le geste devient une respiration partagée entre l’humain, la terre et le temps.
« Rien n’est plus muet qu’un jardin où rien ne meurt.» C’est par cette citation de Colette que l’on peut esquisser une définition du jardin remarquable. Ce n’est pas un lieu d’ordre, mais un espace de vitalité. C’est un organisme vivant, traversé de souffles, de lenteurs et d’échanges. Chez Colette, le jardin respire ; il ne se montre pas, il se laisse approcher. On y entre comme on entre dans une peau chaude de terre, parmi les odeurs, la lumière, les bruissements.Ce jardin n’obéit pas à la géométrie, mais au temps : celui qui fait faner, verdir, se craqueler. Il est remarquable parce qu’il change, parce qu’il laisse les mousses envahir la pierre, les herbes percer les dalles, la pluie vernir la jarre oubliée.C’est aussi un lieu de mémoire — celui de l’enfance, des gestes transmis, des mains qui soignent sans posséder.Ainsi compris, le jardin remarquable n’est pas un décor, mais une respiration du monde : un espace où l’humain, la terre et les autres vivants partagent une même matière, une même fragilité, une même énergie.
Vous êtes architecte paysagiste, maître d’ouvrage, collectivité ou propriétaire d’un jardin remarquable ? L’Atelier de Maindis vous accompagne dans la conception et la réalisation de jarres uniques, donnant une identité forte et singulière à vos espaces.
Des créations sur-mesure adaptées au site, à l’esthétique et aux intentions du projet.
Un processus collaboratif : croquis, maquettes et échanges pour affiner la proposition avant réalisation.
Un savoir-faire artisanal : pièces tournées à la main, en terres résistantes aux intempéries, pensées pour durer et évoluer naturellement.
Une signature artistique forte : chaque jarre devient un repère visuel et un espace vivant au cœur du jardin.
Andrea de Maindis conçoit et façonne des jarres en terre cuite destinées aux jardins, où la matière dialogue avec le vivant. Ses œuvres poursuivent leur existence au-delà du geste créatif initial : soumises aux intempéries, elles se patinent, se fissurent et se laissent coloniser par les mousses, les plantes ou les insectes.Ces métamorphoses, proches des installations éphémères du Land Art, célèbrent l’impermanence et la fragilité du monde vivant. En acceptant ce retour à la terre, A. de Maindis cherche à replacer l’humain parmi les autres vivants. Ses jarres deviennent des présences méditatives, des repères dans le paysage invitant à la contemplation et à l’éveil. Son langage plastique se situe à la croisée des arts décoratifs et du Land Art, mêlant géométrie, modularité et savoir-faire ancestral. Inspiré des jarres traditionnelles de Biot, il revisite cette forme emblématique pour en faire le support d’un dialogue entre culture et nature. Issu d’une lignée de petits paysans italiens du Montefeltro, A. de Maindis a grandi entre la France et l’Italie, dans une proximité charnelle avec la terre. Ingénieur en biotechnologies, il a trouvé dans la céramique un prolongement sensible de sa réflexion sur la matière, la transformation et la vitalité du monde. Formé à l’École d’Art Céramique de Vallauris en 2021, il poursuit depuis une pratique nourrie de rencontres et d’ateliers auprès de céramistes de renom.
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